Le vocabulaire de l’informatique, traduit pour décider.
Vingt termes que l’on rencontre dans un contrat, un devis ou un comité de direction, définis en deux ou trois phrases, avec ce qu’ils changent pour vous. Pas de jargon pour le jargon : chaque définition dit à quoi le mot sert dans une décision.
Un mot, une décision
- Chaque terme est défini dans le vocabulaire du dirigeant, pas dans celui du prestataire
- Quand une page du site traite le sujet, elle est indiquée
- Les acronymes sont développés à la première occurrence
- Pour la sécurité, voir aussi le glossaire de la cybersécurité
De l’AMOA à la gouvernance.
AMOA (assistance à maîtrise d’ouvrage)
L’AMOA est l’architecte d’un projet informatique. Elle traduit ce que veut la direction (la maîtrise d’ouvrage) en un cahier des charges que les prestataires (la maîtrise d’œuvre) peuvent exécuter, compare leurs offres, puis vérifie que ce qui est livré correspond. Une AMOA indépendante n’a aucun intérêt à ce que le chantier soit plus gros que nécessaire. Voir la page →
Maîtrise d’ouvrage (MOA) et maîtrise d’œuvre (MOE)
La maîtrise d’ouvrage est celui qui commande et qui paie : la direction et les métiers, qui savent ce dont l’entreprise a besoin. La maîtrise d’œuvre est celui qui réalise : l’intégrateur, l’éditeur, l’infogérant, la DSI. Beaucoup de projets échouent parce que la maîtrise d’ouvrage n’est pas exercée et que le prestataire finit par décider à sa place.
Schéma directeur informatique (SDSI)
Le schéma directeur des systèmes d’information définit le système d’information cible pour servir la stratégie de l’entreprise, et le chemin pour y aller : projets, priorités, budget, organisation, sur trois à cinq ans. C’est le document qui permet à un comité de direction de décider de l’informatique comme il décide d’un investissement industriel. Voir la page →
Coût complet (TCO)
Le coût complet — en anglais total cost of ownership — additionne tout ce que coûte réellement un système ou un contrat : licences, matériel, prestations externes, télécoms, énergie, et le temps interne passé à le faire fonctionner. On ne négocie pas ce qu’on ne mesure pas : c’est la première chose à établir avant de choisir ou de renégocier un prestataire. Voir la page →
Infogérance
L’infogérance est l’externalisation de tout ou partie de l’exploitation informatique à un prestataire : serveurs, postes, réseau, sauvegardes, assistance aux utilisateurs. Un contrat d’infogérance se juge sur trois choses : les engagements de service (SLA), les pénalités si le service n’est pas tenu, et la clause de réversibilité qui organise la sortie. Voir la page →
Engagement de service (SLA)
Un SLA — service level agreement — est l’engagement écrit d’un prestataire sur la qualité de son service : délai de prise en charge d’un incident, délai de résolution, disponibilité des systèmes, plages horaires. Un SLA sans pénalité n’est qu’une intention ; un SLA sans mesure n’est rien.
Réversibilité
La réversibilité est la clause contractuelle qui organise la fin d’un contrat informatique : restitution des données dans un format exploitable, transfert de la documentation et des accès, assistance du prestataire sortant pendant la transition, à un prix fixé d’avance. Sans elle, changer de prestataire devient si coûteux qu’on ne change jamais. Voir la page →
Cahier des charges
Le cahier des charges décrit ce que l’entreprise attend d’un système ou d’un service, dans son vocabulaire à elle. Un bon cahier des charges décrit le résultat attendu (ce que les utilisateurs doivent pouvoir faire, avec quel niveau de service) plutôt que les moyens (telle technologie, tel produit) : c’est ce qui permet de comparer des offres différentes. Voir la page →
ERP (progiciel de gestion intégré)
Un ERP est le logiciel qui fait tourner les processus cœur d’une entreprise sur une base commune : ventes, achats, stocks, production, comptabilité. Dans une PME industrielle, le choix et le déploiement d’un ERP sont la décision informatique la plus lourde de la décennie — et celle où le prestataire a le plus intérêt à ce que le projet soit gros. Voir la page →
GED (gestion électronique de documents)
La GED organise le classement, la recherche, la circulation et l’archivage des documents de l’entreprise : devis, bons de livraison, plans, contrats, factures. Son enjeu est rarement technique ; il est dans les règles de nommage et de validation que les équipes accepteront de tenir.
CRM (gestion de la relation client)
Un CRM centralise les contacts, les opportunités, les devis et l’historique des échanges avec les clients. Il n’apporte rien si les commerciaux ne le remplissent pas : le choix de l’outil compte moins que la décision de direction sur ce qu’on y met et ce qu’on en lit.
TMS (système de gestion du transport)
Un TMS — transport management system — planifie les tournées, affecte les véhicules et les conducteurs, suit l’exécution et alimente la facturation. Chez un transporteur, c’est l’équivalent de l’ERP de l’industriel : le système dont dépend la marge à la tournée près.
DSI à temps partagé
Un DSI à temps partagé est un directeur des systèmes d’information expérimenté qui pilote l’informatique d’une entreprise un à trois jours par semaine, dans la durée, pour les structures qui n’ont pas la taille d’un recrutement à temps plein. Il porte la feuille de route au comité de direction et donne de l’air au responsable informatique, sans le remplacer. Voir la page →
DSI de transition
Un DSI de transition prend la fonction à temps plein pendant quatre à douze mois, lors d’un départ, d’une crise ou d’un projet bloqué, le temps de remettre un cap et de préparer la suite. C’est une prise en main intensive et temporaire, là où le temps partagé est un pilotage récurrent. Voir la page →
NIS2
NIS2 est la directive européenne sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information, transposée en France depuis 2025. Elle impose à des milliers d’entreprises — dont beaucoup de PME industrielles et de transport — des mesures de gestion des risques, une gouvernance de la sécurité portée par la direction, et des obligations de notification des incidents. Le risque réel y est rarement technique : il est humain et capacitaire. Voir la page →
ISO 27001
ISO 27001 est la norme internationale qui décrit comment organiser la sécurité de l’information dans une entreprise : un système de management, des risques analysés, des mesures choisies et vérifiées. On peut s’en inspirer sans se faire certifier ; la certification devient utile quand des clients ou des donneurs d’ordre l’exigent. Voir la page →
EBIOS Risk Manager
EBIOS RM est la méthode française d’analyse des risques numériques publiée par l’ANSSI. Elle part des valeurs métier à protéger et des scénarios d’attaque plausibles, plutôt que d’une liste de vulnérabilités techniques — ce qui la rend lisible par une direction. Voir la page →
PRA et PCA
Le plan de reprise d’activité (PRA) décrit comment remettre l’informatique en marche après un sinistre, en combien de temps et avec quelle perte de données acceptable. Le plan de continuité d’activité (PCA) décrit comment l’entreprise continue de fonctionner pendant ce temps — au besoin sur papier. La question à poser à son prestataire : « si tout s’arrête demain matin, dans combien d’heures et de jours redémarre-t-on ? »
Comité de pilotage (COPIL)
Le comité de pilotage est l’instance où la direction décide sur un projet informatique : arbitrages de périmètre, de budget, de calendrier. Un projet sans COPIL réel — où la direction siège et tranche — est un projet que le prestataire pilote seul. Voir la page →
Gouvernance des systèmes d’information
La gouvernance des SI est l’ensemble des règles et des instances par lesquelles la direction, les métiers et l’informatique décident ensemble : qui arbitre quoi, à quel rythme, sur quels indicateurs. La plupart des blocages informatiques ne viennent pas des outils mais de l’absence de ce lieu de décision. Voir la page →
Trente minutes pour vous écouter.
Si un terme de contrat ou de devis vous arrête, envoyez-le-nous : nous vous dirons ce qu’il engage.