Le système d’information
d’un transporteur : reprendre la main.
Un transporteur vit avec un TMS, de l’informatique embarquée, un WMS, un outil d’affrètement, une cartographie, une paie des conducteurs et vingt ans de développements maison qui les relient. Quand la direction ne sait plus qui décide de quoi, le problème n’est presque jamais technique. Voici comment nous le traitons.
Les cinq questions du dirigeant
- Le TMS est-il utilisé à fond, ou contourné par des tableurs ?
- Qui décide des évolutions : le métier, l’informatique ou l’éditeur ?
- Combien coûte réellement l’informatique, contrats compris ?
- Que se passe-t-il si le siège s’arrête un lundi matin ?
- La feuille de route est-elle écrite avec l’exploitation, ou pour elle ?
Le système d’information d’un transporteur n’est pas un sujet technique : il formalise l’exploitation — prise de commande, planification des tournées, transmission des missions aux conducteurs, suivi des véhicules, validation des temps, affrètement, facturation. Quand il se dégrade, les tableurs remplacent le TMS, les décisions se prennent sans visibilité et les projets n’aboutissent pas. La méthode Syncerus commence par un diagnostic qui relie la stratégie de la direction — croissance organique, croissance externe, force commerciale — à des axes informatiques précis, positionne la fonction informatique sur une grille de maturité, puis livre une feuille de route à trois ans, un budget et une organisation cible. Elle a été appliquée chez un transporteur international du Grand Est en 2025 et chez MGE, transporteur de 800 collaborateurs à Épinal.
Pourquoi le SI d’un transporteur
se dégrade sans bruit.
Les entreprises de transport ont informatisé leur exploitation tôt et bien : un TMS pour les ordres de transport et la facturation, de l’informatique embarquée pour la position des véhicules, la transmission des missions et les temps de conduite, une cartographie pour les itinéraires et les distances, un outil d’affrètement pour faire appel aux confrères, une gestion de parc, souvent un WMS pour la logistique. Le problème n’est pas l’absence d’outils : c’est leur empilement au fil de vingt ans, relié par des développements sur mesure que deux personnes comprennent encore.
Le symptôme est toujours le même. Les fonctions cœur du TMS ne sont pas déployées et les exploitants les reconstruisent dans des tableurs ; l’informatique embarquée transmet les itinéraires mais personne n’analyse l’écart entre le préconisé et le réalisé ; la validation des temps de travail des conducteurs se fait en local puis au siège ; les indicateurs de la direction sont ressaisis à la main. Chaque agence a sa pratique, et la feuille de route informatique — quand elle existe — n’a pas été corédigée avec l’ensemble des directions.
Les dirigeants que nous rencontrons décrivent un manque de visibilité pour décider, des projets difficiles à faire aboutir, un désalignement entre les outils et les objectifs stratégiques — et, dans le même temps, une équipe informatique qui a envie de faire évoluer l’entreprise mais ploie sous le nombre de sujets. C’est un problème d’organisation et de gouvernance. Il se traite comme tel.
Chez un transporteur, des résultats forts et rapides sont possibles sans grands investissements, à condition de cibler d’abord les processus cœur de métier — et non les outils.
Bruno Herdly, conseiller de direction, fondateur de Syncerus — LinkedInOù en est votre fonction
informatique ?
Notre diagnostic positionne la fonction informatique sur une grille de maturité dérivée du référentiel CMMI, en cinq niveaux que le dirigeant reconnaît immédiatement :
- Techniques, obsolètes et instables : l’informatique répare, l’exploitation contourne.
- Techniques, obsolètes mais stables : ça tient, mais rien n’évolue et le savoir repose sur une ou deux personnes.
- Techniques, stables et à jour : le socle est sain, la fonction reste une direction technique sans structuration de la production informatique.
- Orientée utilisateurs et performance : une direction du système d’information transverse et intégrée, avec des engagements de qualité de service.
- Pilotée par les métiers : une direction de la transformation numérique, où l’exploitation, le commerce et la finance portent eux-mêmes leurs projets.
Cinq étapes, de la stratégie
à la feuille de route.
Le diagnostic dure six à dix semaines selon le nombre d’agences. Il produit une restitution devant la direction et un plan d’actions codé par axe — processus, infrastructure, gouvernance, organisation — que l’entreprise peut porter elle-même ou confier à une direction de SI à temps partagé.
Ce que la direction attend de l’entreprise
Croissance organique par formalisation et optimisation des processus, croissance externe et expansion, constitution d’une force commerciale : les chantiers d’entreprise sont écrits avant de regarder un seul outil. Le SI a pour vocation première de les servir.
Entretiens dans les agences et au siège
Responsables d’exploitation, de site, conducteurs référents, administration des ventes, atelier : un guide d’entretien métier par fonction, pour comprendre qui utilise quoi, ce qui est contourné, et pourquoi. C’est là qu’on découvre les tableurs qui font tourner l’entreprise.
Applications, flux, contrats, coûts
TMS, embarqué, cartographie, affrètement, gestion de parc, paie, comptabilité, GED : qui parle à qui, par quel développement maison, avec quel contrat de maintenance et quel coût complet. Le diagnostic de sécurité — sauvegardes, plan de reprise, mises à jour — s’y ajoute.
Traduire la stratégie en actions informatiques
Formaliser les processus cœur de métier et en tirer les axes d’optimisation, déployer les fonctions cœur du TMS et de l’embarqué, cartographier et simplifier l’architecture, mettre en place une couche de données (ETL/EAI) pour produire des indicateurs, définir un plan de maintien en condition opérationnelle et de sécurité, évaluer le besoin en CRM pour la force commerciale.
Trois ans, un budget, une organisation
Une feuille de route projet à trois ans pour l’ensemble des métiers, un budget de fonctionnement et d’investissement, une organisation cible de la fonction informatique et la méthode projet à expérimenter sur un premier chantier — souvent l’informatique embarquée. Puis la gouvernance : qui décide, à quel rythme, avec quels indicateurs.
Après le diagnostic, la feuille de route peut être pilotée par une direction de SI à temps partagé ou, en période de transition, par un DSI de transition.
Trois façons de traiter
le SI d’un transporteur.
| Critère | Changer de TMS | Renforcer l’équipe informatique | Diagnostic puis feuille de route |
|---|---|---|---|
| Hypothèse de départ | Le problème est l’outil | Le problème est le manque de bras | Le problème est l’alignement entre exploitation, direction et informatique |
| Ce qui se passe souvent | Les mêmes contournements se reconstituent dans le nouvel outil | L’équipe répare plus vite, rien n’est décidé | La direction arbitre sur des faits, les métiers portent leurs projets |
| Délai avant résultat | 18 à 36 mois, avec un risque d’exploitation | Quelques mois | 6 à 10 semaines pour le diagnostic, premiers résultats sur les processus cœur en quelques mois |
| Investissement | Élevé | Récurrent | Jours de conseil, tarif public 1 090 € HT |
| Ce qu’on perd | L’attention de l’exploitation pendant deux ans | L’occasion de clarifier qui décide | Le confort de croire que l’outil réglera tout |
Le changement de TMS peut être la bonne décision — mais c’est la feuille de route qui le dit, pas l’éditeur.
Deux transporteurs,
deux situations.
Chez MGE, transporteur de 800 collaborateurs basé à Épinal, le système d’information s’était construit au fil de vingt ans de développements sur mesure. Dans un contexte de transition de la direction informatique, Syncerus est intervenu en direction de SI à temps partagé et direction des grands projets : reprise de la fonction, feuille de route SI, comité de pilotage hebdomadaire des onze directeurs pendant dix mois. La trajectoire a été stabilisée et réalignée sur les priorités métier (voir le cas MGE).
Chez un transporteur international du Grand Est, le diagnostic mené en 2025 a relié les chantiers de la direction — croissance organique, croissance externe, force commerciale — à un plan d’actions en quatre axes, positionné la fonction informatique sur la grille de maturité et proposé une organisation cible pour son responsable, avant d’accompagner la consultation pour le renouvellement du réseau inter-sites : cahier des charges, engagements de service et pénalités, recette du pilote. Les fonctions cœur du TMS et l’informatique embarquée étaient les deux premiers chantiers de la feuille de route.
Dans les deux cas, la première décision utile a été de rendre à la direction la visibilité qui lui manquait pour décider — pas d’acheter un outil.
Un diagnostic
peut être cofinancé.
Syncerus est prestataire référencé par la Région Grand Est pour les modules Industrie 5.0 « Digitalisation des processus » et « Excellence opérationnelle », ouverts aux entreprises de logistique et de transport au service de l’industrie. Pour une entreprise éligible, immatriculée en Grand Est et en situation saine, le diagnostic peut être cofinancé jusqu’à 10 000 € HT par module, selon les conditions fixées par la Région. Voir le cofinancement Région Grand Est.
Vos questions.
Qu’est-ce qu’un TMS et pourquoi est-il souvent sous-utilisé ?
Un TMS (Transport Management System) gère les ordres de transport, la planification, l’affrètement et la facturation d’un transporteur. Il est sous-utilisé quand ses fonctions cœur n’ont jamais été déployées faute de formalisation des processus : les exploitants reconstruisent alors dans des tableurs ce que l’outil devrait faire.
Faut-il changer de TMS quand l’exploitation se plaint ?
Rarement en premier. Les contournements viennent le plus souvent de processus non formalisés et de fonctions non déployées ; un nouvel outil les reproduirait. Le diagnostic dit si le TMS est en cause ou si c’est son usage et sa gouvernance.
Combien de temps dure un diagnostic du SI d’un transporteur ?
Six à dix semaines selon le nombre d’agences : entretiens au siège et sur les sites, cartographie des applications et des contrats, restitution devant la direction avec un plan d’actions et une feuille de route à trois ans.
Un transporteur de 100 personnes a-t-il besoin d’un DSI ?
Pas à plein temps, mais la fonction doit être couverte pour piloter la feuille de route et garantir l’alignement avec l’exploitation. Une direction de SI à temps partagé, un à deux jours par semaine, en complément du responsable informatique, est le format le plus fréquent.
Les transporteurs sont-ils concernés par NIS2 ?
Le transport figure parmi les secteurs visés par la directive NIS2 ; au-delà de 50 salariés ou de 10 M€ de chiffre d’affaires, une entreprise de transport routier de marchandises peut être une entité importante. La qualification fait partie du diagnostic.
Syncerus vend-il des logiciels de transport ?
Non. Syncerus ne vend ni matériel, ni logiciel, ni infogérance et n’est rémunéré par aucun éditeur de TMS ou d’informatique embarquée. Nous connaissons les acteurs du marché et nous les mettons en concurrence pour vous.
Votre exploitation tourne
malgré votre informatique ?
Trente minutes avec Bruno Herdly pour comprendre votre situation et vous dire honnêtement si un diagnostic vous serait utile — ou si une décision plus simple suffit.